Le circuit court : encore un atout du bois pour construire véritablement « durable »

Le fonctionnement en circuit court est indéniablement un des atouts majeurs de la construction bois. Car l’usage d’essences locales contribue à minimiser l’impact écologique des produits de construction et permet de réduire la part d’énergie grise nécessaire pour construire. Bref, grâce au circuit court, une construction bois peut être qualifiée de durable, au sens environnemental du terme.  

Construire avec du bois local satisfait tout à la fois à des impératifs environnementaux, sociaux et économiques, soit les trois piliers du « développement durable ».
Or la Wallonie dispose de toutes les ressources nécessaires pour rencontrer ces objectifs.

Usage du bois local : où en est-on ?

Malgré leurs indéniables atouts, les essences régionales comme le chêne, le hêtre ou le peuplier restent encore méconnues du grand public mais également des prescripteurs et des nombreux professionnels du secteur de la construction.
Leurs applications possibles sont pourtant nombreuses et diverses : emballage, bois d’industrie, menuiseries et fabrication d’escaliers, charpentes, bardages, platelages, traverses paysagères, etc.
D’autres essences telles que l’aulne, le châtaignier, le merisier, le frêne, entre autres, trouvent également leur place dans la construction : en menuiserie intérieure, lambris, bardage, parquets, escaliers…

Malheureusement, certaines des essences autrefois employées en structure sont parfois délaissées au profit d’autres matériaux ou de bois résineux, provenant, certes, souvent de nos régions, mais aussi – dans la mesure où la récolte annuelle en résineux locaux ne suffit pas à couvrir nos besoins – des pays scandinaves, de France ou d’Allemagne.

Mettre en adéquation l'offre et la demande

C’est pourquoi, il est important de faire connaître les caractéristiques et les usages des essences de bois locales, essentiellement feuillues, auprès des maîtres d’ouvrage, prescripteurs, constructeurs, pouvoirs publics… Avec pour objectif principal de mettre en adéquation l’offre et la demande.
Cela contribuerait également à faire connaître les qualités et propriétés des essences indigènes qui, dans un grand nombre de cas, peuvent se substituer à d’autres matériaux moins écologiques ou d’autres espèces ayant une origine parfois très lointaine.
Valoriser le bois de nos forêts en privilégiant les filières courtes, c’est permettre aussi l’émergence d’un tissu d’entreprises locales, créer de l’emploi, notamment en secteur rural où il est rare, et le maintenir durablement.

Des filières régionales pour les éco-matériaux

Dans le même ordre d’idée, il convient également de renforcer les synergies entre la filière bois et le secteur de l’écoconstruction. En Wallonie, des filières locales existent déjà – qu’il s’agisse du chanvre, de la paille, de la terre crue, de la cellulose… – mais elles sont encore souvent à l’état embryonnaire. Néanmoins, il est de plus en plus courant d’associer des éléments de construction en bois avec des matériaux biosourcés : complexe bois/paille, bois/terre crue… avec des isolants écologiques.

Si cette dynamique se renforce, il sera loisible d’envisager à moyen terme des constructions bois 100% durables, saines, renouvelables, écologiques et énergétiquement performantes. 

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La question n’est donc plus de savoir si le bois est compétitif : il l’est, les chiffres le montrent !
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