Avant de rénover ou de déconstruire un bâtiment, savoir ce qu’il contient est essentiel. La Wallonie a récemment mis à disposition un nouveau Guide de l’inventaire avant déconstruction (encore en phase de test). Objectif : le confronter à l’avis et à la pratique des professionnels pour l’enrichir et aboutir à une méthodologie commune visant à identifier les matériaux, prévenir les risques et favoriser le réemploi.
Le secteur de la construction consomme d’importantes quantités de ressources et génère des volumes considérables de déchets. Face à cet enjeu, la déconstruction sélective offre une alternative à la démolition traditionnelle : elle permet d’identifier les matériaux et composants susceptibles d’être réemployés ou valorisés.
La première étape ? Réaliser un inventaire avant déconstruction
Récemment publié par la Wallonie, le Guide de l’inventaire avant déconstruction entend proposer une méthodologie pour :
- Repérer les substances dangereuses et évaluer les risques qu’elles représentent pour la santé et pour l’environnement, afin d’éviter la contamination des matériaux valorisables ;
- Quantifier les déchets-ressources, c’est-à-dire les matériaux non dangereux pouvant être triés, valorisés et recyclés
- Identifier les éléments (matériaux, équipements, mobiliers…) présentant un potentiel de réemploi, donc pouvant être démontés, réutilisés et réintégrés dans une démarche d’économie circulaire
En précisant la nature des matériaux, leur localisation, leur quantité et leur potentiel de valorisation, l’inventaire constitue un outil d’aide à la décision : il permet de préparer une déconstruction sélective, d’orienter les choix techniques et d’optimiser la gestion des matériaux tout au long du projet.
Le guide wallon, doublé d’un fichier Excel d’inventaire, est actuellement disponible dans une version intermédiaire, destinée à être testée et enrichie grâce aux retours des professionnels.





