La circularité dans votre projet de construction / renovation : pourquoi et comment ?

A l’entame de votre projet de construction ou de rénovation, vous êtes soucieux d’en limiter autant que possible l’empreinte environnementale ? En utilisant des matériaux de récupération ou en choisissant des matériaux qui pourront ensuite être réutilisés, recyclés ou compostés, vous faites le choix responsable de la circularité.

Le secteur de la construction est un gros producteur de déchets et un important émetteur de CO2. Alors que l’Europe vise la neutralité carbone d’ici 2050, les projets de construction et de rénovation cherchent logiquement à réduire leur utilisation de ressources et leur empreinte écologique. Recourir à des matériaux et produits circulaires est un choix qui va dans ce sens : à la fin de leur cycle de vie, ceux-ci ne deviendront pas des déchets mais seront réexploités dans un autre projet.

Les 3 grands principes de la circularité

Une utilisation raisonnée et optimisée des ressources

Plus de réemploi et de renouvelable, moins de déchets, moins de consommations superflues…

Un impact faible sur l’environnement

Des matériaux sains et écologiques, des nuisances aussi limitées que possible lors des chantiers, des transports limités (favoriser le local)…

La réversibilité

Anticiper les changements et l’évolution des besoins (plus ou moins d’espace de vie), limiter l’emprise au sol, favoriser la « démontabilité »…

Concrètement, ça donne quoi ?

  • Quand c’est possible, choisissez un maximum de matériaux de récupération tant pour le gros œuvre, l’aménagement extérieur et intérieur. Les sites et magasins de seconde main, de plus en plus nombreux, regorgent de petites pépites pour vos aménagements ou ameublements.
  • Dans le cas de nouveaux produits et matériaux, préférez les matériaux de qualité qui pourront par la suite trouver une seconde vie dans un autre projet (comme des panneaux isolants ou cloisons démontables, des meubles robustes dotés d’une longue durée de vie…) ou dont les caractéristiques et la composition les rendent compostables ou biodégradables.
  • La mise en œuvre des matériaux de construction a aussi son importance et, dans un optique de circularité, on favorisera les principes de la construction modulaire, qui prend la forme d’unités de logement préfabriquées, montées et démontables sur site. Cette technique constructive permet l’ajout ou la suppression de modules : selon l’évolution de votre mode de vie ou de votre schéma familial, vous agrandissez ou réduisez facilement la taille de votre habitation. Vous disposez donc de l’espace dont vous avez besoin à tout moment et vous évitez la construction (et par la suite le besoin de chauffer) des espaces superflus.

Pour concrétiser votre projet de construction/rénovation circulaire, impliquez votre architecte et votre entrepreneur afin qu’ils vous aident à faire les bons choix.

Un exemple près de chez nous : A Louvain-la-Neuve, un business center associatif construit avec des poutres de récupération verra bientôt le jour ! Le choix de la récupération concerne aussi le mobilier, les luminaires, les portes et cloisons. Résultat : une facture globale allégée et une construction plus écologique et durable. En savoir plus

Source : Livios.be

Plus de conseils et d'inspiration ?

Let’s share:

Share on Facebook
Share on Twitter
Share on Linkdin
Share on Pinterest

Coût de la construction en bois : stop aux fausses idées ! Une étude comparative fait parler les chiffres.

On vous a dit que la construction bois coûte beaucoup plus cher qu’une construction conventionnelle. C’est faux.
Hout Info Bois, le centre d’information technique sur le bois, a réalisé une étude comparative rigoureuse et objective, basée sur des données de marché réelles : le différentiel est de l’ordre de 4%. Bref, bien moins que ce que l’on entend — et cet écart se réduit à seulement 2,5% dès que les exigences énergétiques augmentent.
La question n’est donc plus de savoir si le bois est compétitif : il l’est, les chiffres le montrent !
Puisqu’il est aussi une réponse pertinente face aux enjeux et aux préoccupations environnementales, la question est plutôt de savoir ce que nous attendons pour intégrer pleinement tous ses atouts et son potentiel dans l’habitat de demain.

Lire plus »

L’architecte, acteur central de la transition écologique

Face aux enjeux climatiques, le secteur de la construction doit évoluer en profondeur. Responsable d’environ 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il détient un potentiel d’action majeur.
Avec la Charte pour le Climat et l’Environnement, l’Ordre des Architectes invite la profession à concevoir autrement : sobriété des ressources, valorisation des matériaux locaux, rénovation plutôt que démolition, urbanisme plus compact et attentif aux écosystèmes. Cette démarche affirme le rôle essentiel de l’architecte comme acteur de la mutation écologique du bâti.

Lire plus »

Essences locales oubliées : sortir des sentiers battus pour aménager autrement

Les forêts wallonnes regorgent d’essences de bois diverses – plusieurs dizaines, feuillues comme résineuses. Pourtant, en aménagement intérieur ou extérieur, on travaille presque toujours avec les mêmes. Résultat : beaucoup d’essences locales restent sous-exploitées, alors qu’elles pourraient répondre aux attentes actuelles en matière d’esthétique, de performance et de durabilité.

Lire plus »

Devenir propriétaire quand on est jeune (et fauché) : le bois, voie d’accès à un habitat plus léger, low-tech et abordable

Accéder à la propriété ou même se lancer dans une rénovation relève aujourd’hui, pour beaucoup de jeunes ménages, presque de la mission impossible. Entre la hausse des prix du foncier, l’augmentation des taux d’intérêt, les coûts élevés des matériaux et les exigences énergétiques toujours plus strictes, le budget nécessaire pour se lancer dépasse souvent les capacités de financement. Résultat : des projets reportés, des ambitions revues à la baisse ou le statu quo dans un marché locatif tendu et onéreux. Dans ce contexte, une question centrale se pose : comment accéder à la propriété sans s’endetter sur trente ans ou plus ?

Lire plus »

Hors-site et bois : un duo accélérateur de qualité pour construire et rénover durablement

Depuis quelque temps, le terme « hors-site » est de plus en plus présent dans les discours liés à la construction. Parfois présenté comme un concept récent voire totalement novateur, le principe n’a en réalité rien d’inédit : il s’inscrit directement dans la logique de préfabrication et d’industrialisation du bâtiment. Un domaine dans lequel la filière bois fait figure de pionnière.

Lire plus »