3 conseils pour optimiser ses chantiers CLT

Le CLT est un matériau qui permet de nouvelles opportunités architecturales pour les ouvrages de grandes dimensions. Livré en panneaux prédécoupés, le CLT offre un montage rapide sur site et par conséquent, une réduction des coûts et des nuisances sur chantier. Mais ces avantages amènent leur lot de complexités structurelles. L’une d’entre elle réside dans le choix de connecteurs et fixations adaptés.
Si les produits utilisés pour l’assemblage restent plutôt classiques (équerres, vis et plaques), les efforts à transmettre peuvent être très différents de ce qu’on retrouve dans les autres structures bois, telles que les bâtiments ossature bois ou poteaux-poutres. Il faut donc repenser les connexions entre les différents éléments de la structure, afin de garantir leur efficacité et la rapidité de pose de l’ensemble.
A ce jour, il existe deux moyens de réduire le temps de mise en œuvre : mécaniser la pose ou réduire le nombre de fixations utilisées.

1. Mécaniser la pose de fixations par un système de vissage en bandes

La mécanisation convient parfaitement aux situations dans lesquelles un nombre important de fixations doit être mise en place de manière linéaire et régulière. Il existe plusieurs méthodes pour assembler deux panneaux CLT dans leur plan. L’une d’elles consiste à faire une languette bois – en contreplaqué, en OSB, ou trois plis- et à la fixer à l’aide de vis prévus à cet effet.
Le système Quik Drive pour vis en bandes permet d’installer un grand nombre de fixations en un temps restreint, et devient donc un outil phare des chantiers CLT. Ainsi, la rapidité d’installation garantie par le système de chargeur Quik Drive prend tout son sens ; l’outil apporte également un confort certain au poseur qui peut désormais travailler debout, et rapidement.

2. Adapter les fixations aux connecteurs pour réduire les points d’assemblages

La réduction des points d’assemblage se passe par la bonne association des fixations et les connecteurs. Si traditionnellement on utilise des pointes ou des vis de petits diamètres pour la pose des équerres, il existe désormais des vis de gros diamètres qui sont adaptées à ces connecteurs.
« Quatre vis connecteurs SSH permettent de remplacer jusqu’à 29 pointes pour la fixation de certaines équerres, et ce, sans impacter les performances de l’assemblage. »

Une fois la fixation optimisée selon les besoins du chantier CLT, il convient de choisir rigoureusement les connecteurs, pour qu’ils s’adaptent au mieux à la situation.

3. Optimiser le choix du connecteur en fonction de l’application propre au CLT

Sur le marché de la connexion, les solutions traditionnelles d’assemblage de panneaux CLT sont nombreuses. Toutefois, elles ne conviennent pas toujours aux situations rencontrées sur chantier.
« Si une lisse est présente entre le panneau de CLT et la dalle béton, il est déconseillé d’utiliser des équerres classiques » affirme Nicolas Honoré, ingénieur prescription chez Simpson Strong-Tie.
En effet, les fixations seraient trop proches de l’extrémité du panneau. Cette proximité augmenterait les risques de fissuration du CLT. Nicolas Honoré poursuit : « Pour parer à cette éventualité, il convient de choisir l’équerre appropriée et d’adapter le plan de clouage, pour que toutes les fixations nécessaires à la transmission d’effort soient présentes. L’équerre renforcée ABR255SO est une équerre dont l’aile du côté du panneau est agrandie, pour éloigner les fixations de l’extrémité du mur en CLT. »

Pour vous accompagner au mieux dans vos projets CLT, Simpson Strong-Tie a développé depuis des années une gamme spécifique qui répond aux problématiques des systèmes constructifs en panneaux CLT. Aujourd’hui, la marque propose un catalogue dédié à cette gamme, construit en collaboration avec les fabricants et industriels du CLT.

Let’s share:

Share on Facebook
Share on Twitter
Share on Linkdin
Share on Pinterest

Retour sur Bois & Habitat 2026 : un rendez-vous plus que jamais incontournable pour construire durablement

Du 27 au 30 mars 2026, Namur Expo a accueilli la 26e édition de Bois & Habitat, unique salon en Belgique entièrement dédié au bois et aux solutions écologiques pour l’habitat. Avec 160 exposants présents et son riche programme au coeur des enjeux, l’événement a une nouvelle fois confirmé son rôle de plateforme de référence pour les particuliers et les professionnels en quête de solutions durables, innovantes et performantes.

Lire plus »

Hellow Coop, exposant lauréat du Prix Route de l’Architecte 2026

Pour sa première édition en 2026, la Route de l’Architecte a rencontré un beau succès ! Ce parcours inédit, spécialement pensé pour les architectes, permettait de découvrir une sélection de solutions innovantes autour du bois et des biosourcés, en phase avec les enjeux actuels de transition carbone et d’architecture durable.
Invités à voter pour la solution qui leur semblait la plus remarquable, les architectes participants ont consacré l’exposant Hellow Coop, acteur pionnier de l’habitat low-tech en Belgique, pour sa solution de maison démontable, réversible et évolutive.

Lire plus »

Coût de la construction en bois : stop aux fausses idées ! Une étude comparative fait parler les chiffres.

On vous a dit que la construction bois coûte beaucoup plus cher qu’une construction conventionnelle. C’est faux.
Hout Info Bois, le centre d’information technique sur le bois, a réalisé une étude comparative rigoureuse et objective, basée sur des données de marché réelles : le différentiel est de l’ordre de 4%. Bref, bien moins que ce que l’on entend — et cet écart se réduit à seulement 2,5% dès que les exigences énergétiques augmentent.
La question n’est donc plus de savoir si le bois est compétitif : il l’est, les chiffres le montrent !
Puisqu’il est aussi une réponse pertinente face aux enjeux et aux préoccupations environnementales, la question est plutôt de savoir ce que nous attendons pour intégrer pleinement tous ses atouts et son potentiel dans l’habitat de demain.

Lire plus »

L’architecte, acteur central de la transition écologique

Face aux enjeux climatiques, le secteur de la construction doit évoluer en profondeur. Responsable d’environ 40% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, il détient un potentiel d’action majeur.
Avec la Charte pour le Climat et l’Environnement, l’Ordre des Architectes invite la profession à concevoir autrement : sobriété des ressources, valorisation des matériaux locaux, rénovation plutôt que démolition, urbanisme plus compact et attentif aux écosystèmes. Cette démarche affirme le rôle essentiel de l’architecte comme acteur de la mutation écologique du bâti.

Lire plus »

Essences locales oubliées : sortir des sentiers battus pour aménager autrement

Les forêts wallonnes regorgent d’essences de bois diverses – plusieurs dizaines, feuillues comme résineuses. Pourtant, en aménagement intérieur ou extérieur, on travaille presque toujours avec les mêmes. Résultat : beaucoup d’essences locales restent sous-exploitées, alors qu’elles pourraient répondre aux attentes actuelles en matière d’esthétique, de performance et de durabilité.

Lire plus »

Devenir propriétaire quand on est jeune (et fauché) : le bois, voie d’accès à un habitat plus léger, low-tech et abordable

Accéder à la propriété ou même se lancer dans une rénovation relève aujourd’hui, pour beaucoup de jeunes ménages, presque de la mission impossible. Entre la hausse des prix du foncier, l’augmentation des taux d’intérêt, les coûts élevés des matériaux et les exigences énergétiques toujours plus strictes, le budget nécessaire pour se lancer dépasse souvent les capacités de financement. Résultat : des projets reportés, des ambitions revues à la baisse ou le statu quo dans un marché locatif tendu et onéreux. Dans ce contexte, une question centrale se pose : comment accéder à la propriété sans s’endetter sur trente ans ou plus ?

Lire plus »