Certification du bois
La gestion durable des forêts implique des prélèvements de bois pour la consommation humaine ajustés aux capacités de production biologique des écosystèmes forestiers. Si la forêt représente un potentiel économique, elle est également importante par son rôle de biodiversité, de protection des sols et de constitution des ressources en eau, sans oublier son rôle récréatif.
Un nombre croissant de forêts – essentiellement dans les pays de l’hémisphère nord – est actuellement géré de manière durable, ce qui tend à rééquilibrer le cycle du carbone car chaque arbre abattu est rapidement remplacé par une jeune pousse.
Ainsi, l’idée reçue selon laquelle la forêt perd du terrain ne reflète pas du tout la réalité. Le capital vert de la Wallonie est, au contraire, en constante croissance : la superficie forestière productive est passée de 315 648 hectares en 1866 à 486 889 hectares en 2000. Précisons que les prélèvements pratiqués chaque année en forêt wallonne sont largement inférieurs à son accroissement naturel et ne constituent donc en aucun cas une menace.
Il n’en a pas toujours été de même partout. Pour éviter la déforestation et l’appauvrissement biologique des massifs forestiers du monde entier, de nombreuses associations de protection de la nature ont harcelé le monde politique et économique pour qu’ils adoptent des plans de protection et des certifications internationalement reconnues.
Ce qui a débouché sur les programmes de certification de forêts gérées selon des principes de durabilité, tels que le FSC (Forest Stewardship Council) et le PEFC (Programme for the Endorsement of Forest certification Schemes - Programme de Reconnaissance des Schémas de certification forestière) qui ont pour objectif de réconcilier les intérêts de l’industrie du bois, des populations locales, des consommateurs sensibles à la préservation des richesses naturelles et des associations de protection de l’environnement.
Adopté par la majorité des pays européens, le PEFC est aujourd’hui le système le plus étendu au monde avec près de 232 millions d’hectares certifiés. Plus souple que le FSC, il a depuis été adopté par d’autres grands pays forestiers (Canada, Etats-Unis, Brésil, Australie, Gabon, etc.).
En Belgique où la gestion forestière relève de la compétence régionale, les trois régions, une fois n’est pas coutume, marchent en ordre dispersé. En Flandre où la forêt est très majoritairement privée (70%), le groupe de travail régional qui a été mis sur pied par le Gouvernement flamand a finalement jeté son dévolu sur le FSC. Idem en Région de Bruxelles-Capitale (où la Forêt de Soignes représente un peu moins de 1% de la superficie forestière de Belgique…).
En revanche, la Région wallonne qui concentre sur son territoire 80% des surfaces forestières du pays a, elle, officiellement adhéré à la certification PEFC en décembre 2003.
Ceci étant, que les consommateurs ne s’y trompent pas : la certification, qu’il s’agisse du PEFC ou du FSC, n’est en aucun cas un label de qualité ; Elle n’apporte aucune garantie sur les caractéristiques des produits (résistance mécanique, durabilité,…). Mais quitte à choisir un matériau naturel et sain, autant rester cohérent jusqu’au bout en optant pour du bois issu de forêts gérées durablement.